Le silence est son monde
Le voilà qui se terre et sonde
Les profonds reflets
Les pensées fécondes
celles qui taisent les faits
Et emmènent loin du monde.
Perdu, pensif, torturé, contraint
Par la peur du tout, et même du rien
Devenu tant, du vaste néant
Intime, du sens fugace du vent.
Tout n'est qu'incertitude,
Secrets, et constante  inquiétude.
Tout n'est que parti pris
Stérile, sans once de  compromis.
La lumière offerte reste ignorée
Rayons obliques et échaudés
Par tant de plates  ignorances
Par l'absence d'éloquence.
Le silence est son monde...

Ouvre un regard aux lignes fluides du temps
Bois à la source divine des rires d'enfants,
Ce matin, comme avant, le soleil chaud frise
Se rit du  temps incertain,
Se moque des rêves badins,
Laissant alors les gens poser une bêtise
Ce bonbon d'autrefois, en bouche gourmande.
Qui es tu aujourd'hui,
Toi, celui qui donne vie
Aux espérances  perdues en de si vastes landes...
J'ai rêvé cette nuit d'un jour nouveau
J'ai pensé boire un grand verre d'eau
Souhaité aux aimés un meilleur jour
Vivre d'absolu,  parler d'amour
Ou simplement de demain
Sentir grandir le matin
Se donner sens,
Se donner vie,
Être...

Ouvrir son regard aux lumières
Entrer dansante dans la sphère
Être celle qui s'amuse des chimères
Être belle, dans son cœur de mère.
Debout elle se tient à l'aube du jour
Emplie d'espérance, mue par l'amour
Un foyer constant porte sa vie
Entoure sa foi, étaye son nid.

Dans la fine rosée,
Les arômes du jardin
Au frais petit matin,
Une souris passe, une fée,
Ou simplement une amie dotée
D'une tendresse infinie.
Dans un lever,
Un coucher
Un soleil d'été sans pareil,
Devant  une tasse de thé
Le matin au réveil,
Dans cette félicité aisée
Prends conscience de sens
Autre que les tiens, ravi
Tu naitras sans doute ou enfin
Gouteras un régal de fruit,
Libèreras ton patient destin.

Dans la fine rosée
Au frais petit matin
Tu ouvres ta porte ébloui..